Psychogénéalogie : ce que Jodorowsky nous apprend sur notre arbre

On croit choisir sa vie. Et puis un jour, on remarque qu’on a le même métier que son grand-père, qu’on s’est séparé·e au même âge que sa mère, qu’on porte le prénom d’un oncle mort jeune. On découvre alors qu’on vit aussi avec l’histoire de celles et ceux qui nous ont précédé·es.

Alejandro Jodorowsky, un passeur hors normes

Alejandro Jodorowsky est un artiste chilien aux mille visages : cinéaste, poète, auteur de bandes dessinées, spécialiste du tarot. Il a aussi développé une approche de l’arbre généalogique qu’il appelle la métagénéalogie, et une pratique qu’il a nommée la psychomagie. C’est une des sources sur lesquelles je m’appuie le plus.

L’arbre, un piège et un trésor

Pour Jodorowsky, la famille est à la fois un piège et un trésor. Un piège, parce qu’elle nous transmet des peurs, des interdits, des rôles qu’on rejoue sans le savoir. Un trésor, parce qu’elle nous transmet aussi des forces, des talents, une mémoire vivante.

En explorant l’arbre, on regarde :

  • les prénoms qui se répètent, et ce qu’ils portent ;
  • les dates qui coïncident (naissances, décès, mariages, accidents) ;
  • les secrets et les non-dits ;
  • les places : l’enfant de remplacement, la fille qui aurait dû être un garçon, l’aîné qui porte tout.

Il ne s’agit pas d’accuser. Il s’agit de distinguer ce qui nous appartient de ce qui appartient à notre histoire, pour pouvoir enfin choisir.

La psychomagie : parler à l’inconscient avec des actes

C’est là que Jodorowsky est unique. Il part d’une observation simple : l’inconscient ne comprend pas bien les explications, mais il comprend les symboles. Il est touché par ce qu’on fait, pas seulement par ce qu’on dit.

Un acte psychomagique, c’est un geste symbolique, concret, parfois poétique, parfois surprenant, pensé sur mesure pour une personne et son histoire. Rendre quelque chose à un ancêtre, enterrer un objet chargé, offrir un rituel à une part de soi restée en souffrance. L’acte permet à l’inconscient de vivre ce qui n’a pas pu se vivre, et de tourner une page.

Il n’est pas seul

Jodorowsky s’inscrit dans un mouvement plus large. Anne Ancelin Schützenberger, avec Aïe, mes aïeux !, a mis en lumière le « syndrome d’anniversaire » et les loyautés familiales invisibles. Élisabeth Horowitz a, elle aussi, beaucoup contribué à faire connaître la psychogénéalogie en France. Je croise leurs regards avec la compréhension du cerveau et des émotions.

Comment on la travaille à Natural Trip

  • Le parcours individuel de psychogénéalogie : quatre rencontres en visio pour explorer ton arbre, ses loyautés, ses secrets et ses répétitions.
    👉 Voir le parcours
  • Le stage « Les Lignées Maternelles » : trois jours à Bouillante, du 8 au 10 janvier 2027, ouvert aux femmes et aux hommes, avec un rituel de libération.
    👉 Voir le stage

Et si ton histoire résonne avec des blessures d’enfance, tu peux aussi lire l’article sur l’enfant intérieur, d’après Gabor Maté.

Le but, ce n’est pas de rester dans la blessure. C’est de la rencontrer, de la nommer, et d’avancer.

Vanessa Thivent accompagne depuis plus de 20 ans, en Guadeloupe et en ligne, avec la psychogénéalogie, le décodage biologique, la CNV et la kinésiologie.