Cercle de femmes en Guadeloupe : pourquoi on s’y retrouve

On a du monde autour de soi, et pourtant, combien d’endroits où on peut vraiment dire ce qu’on vit ? Sans être coupée, sans être jugée, sans devoir faire semblant que tout va bien ? Pas beaucoup. C’est souvent pour ça qu’on pousse la porte d’un cercle la première fois.

Le cercle, c’est vieux comme le monde

S’asseoir en rond pour se parler, les femmes l’ont toujours fait. Autour du feu, au lavoir, au moment des naissances ou des deuils. C’est là qu’on se transmettait tout ce qui ne s’apprenait nulle part ailleurs. Dans un cercle, il n’y a pas de chef ni de première rangée : tout le monde est à la même hauteur.

Au XXᵉ siècle, des femmes ont remis cette pratique en lumière. Jean Shinoda Bolen, psychiatre et analyste jungienne, voyait dans les cercles de femmes un vrai lieu de transformation, pour chacune et pour le monde autour. Christina Baldwin et Ann Linnea en ont posé les bases toutes simples : on écoute sans donner de conseils, on parle de soi, et ce qui se dit dans le cercle reste dans le cercle.

Ce qu’on y vit vraiment

La première fois, on arrive souvent un peu sur la réserve. On ne sait pas trop ce qu’on va dire, ni si on va oser dire quelque chose. Et puis une femme commence à parler. De sa mère, de son couple, de sa fatigue, de ce qu’elle n’a jamais raconté à personne. Et là, on se dit : « mais c’est mon histoire, ça ».

C’est ça, la magie toute simple du cercle. On réalise qu’on n’est pas la seule à galérer, à douter, à porter des choses trop lourdes. Ce qu’on croyait être « son problème à soi » est souvent partagé par plein d’autres. Ça soulage, et ça fait du bien de pouvoir enfin poser tout ça quelque part, sans que personne ne vienne nous couper, nous conseiller ou nous juger.

Au fil des mois, on commence à voir plus clair dans la manière dont on s’est construite comme femme. Ce qu’on a pris de sa mère, de sa grand-mère, de l’endroit où on a grandi. Ce qu’on a envie de garder, et ce qu’on a envie de laisser derrière soi.

Et puis il y a les liens. Des femmes qu’on ne connaissait pas deviennent des visages familiers, des alliées. Ça s’appelle la sororité, et ça ne se décrète pas : ça se vit, cercle après cercle.

Pas de bla-bla mystique

Chez Natural Trip, on ne vient pas chercher des formules magiques. Chaque cercle, c’est un moment où j’apporte un enseignement, et un moment où chacune peut partager ce qui la touche.

Je m’appuie sur l’histoire des femmes, sur les mythes, sur les archétypes de Jean Shinoda Bolen, sur la psychologie, et sur la façon dont fonctionnent le cerveau et les émotions. Bref, du concret et du bon sens. On y travaille aussi le cadran lunaire, une méthode que j’ai créée pour lire le cycle comme quatre saisons intérieures, et que j’ai partagée avec des centaines de femmes.

Je parle plus volontiers de développement relationnel que de développement personnel : on apprend à se connaître en rencontrant les autres.

Les cercles de Natural Trip

  • À Bouillante : un samedi par mois, de septembre à avril. On y parle d’histoire des femmes, de cadran lunaire, de féminin et de masculin, et des grandes figures qui nous habitent : la Sorcière, la Vierge, la Mère, l’Enchanteresse.
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  • À Terre-de-Haut, aux Saintes : un jeudi soir par mois, autour d’un thème et d’un mythe.
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  • Le Cercle de Sagesse : pour vivre la ménopause comme un second printemps, entre femmes qui la traversent aussi.
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  • En ligne, d’où tu veux : le Cercle des Sœurcières, une fois par mois à la lune noire, au rythme de la Roue de l’Année, et « À la rencontre des dieux qui nous habitent », pour explorer le masculin en nous.
    👉 Cercle des Sœurcières · Les dieux qui nous habitent

Il y a aussi des cercles d’hommes et des cercles mixtes, tout est sur la page Les cercles.

Pas besoin d’avoir déjà fait un travail sur soi pour venir. Il suffit d’avoir envie de se poser, d’écouter, et d’être écoutée.

Vanessa Thivent anime des cercles de femmes depuis plus de 20 ans, en Guadeloupe, aux Saintes, à Saint-Barthélemy et en ligne.